Peintures à l'aquarelle.

Muriel Eben

Texte 2 - L'Eau. Miroir de l'Etre.

Muriel Eben vous propose le compte-rendu d'une de ses expositions (2010) qui avait pour thème : « L’Eau. Miroir de l’Etre ». Chaque aquarelle, où l’eau est largement présente, évoque un aspect de l’Etre, de la Vie : Aurore, Lumière, Labeur, Méditation, Solitude, Indifférence, Ignorance, Oubli, ...

1. Chassepierre

Chassepierre L’église au milieu du village : sang froid, équanimité. Ne dit-on pas régulièrement qu’il faut garder l’église au milieu du village ou la tête sur les épaules ? Invitation à trouver un juste milieu, mais aussi à faire preuve de sang froid, à ne pas s’emporter, à rester équanime face à toute situation.

2. Aurore

Aurore L’heure la plus sombre de la nuit est celle qui précède le lever du jour. Même en traversant les plus grandes épreuves, il ne faut pas se décourager car le soleil finira toujours par se lever. Il est important de ne jamais baisser les bras, de garder constamment le cap sur l’Espérance.

3. Phare/Lumière

Lumière Dans l’océan de perturbations que l’humanité traverse actuellement, il est nécessaire qu’il y ait des phares, des repères, des exemples pour aider à sortir du tumulte. Etre lumineux suppose un travail de transformation personnelle, de compréhension de soi, de l’autre, de la vie. Au plus un être est bien dans sa peau, au plus il pourra rayonner vers les autres.


4. Barque

BarqueOubli. Après avoir servi pendant plusieurs décennies, cette barque est à présent devenue vétuste et donc inutile. Son dernier utilisateur l’a abandonnée. N’y a-t-il pas une similitude avec certaines personnes âgées qui ne trouvent plus leur place dans notre société où chacun doit être rentable, utile, efficace ? Pourquoi ne pas consacrer un peu de notre temps pour se rendre dans une maison de repos afin d’offrir pendant quelques instants un sourire, une main, un peu de chaleur à quelqu’un que nous ne connaissons pas mais qui n’oubliera jamais notre passage. Le souvenir d’un sourire est éternel !

5. Méditation (au bord du port)

Méditation Dans notre vie quotidienne chargée et tumultueuse, osons prendre le temps de faire une pause pour entrer dans notre temple intérieur, à la rencontre de nous-même, à l’écoute de la Vie en nous. Ainsi nous pourrons comprendre le sens de notre vie sur terre et accomplir notre mission. Vous qui regardez cette aquarelle et lisez ce texte, arrêtez-vous un instant. Respirez profondément et dirigez votre attention à intérieur de votre corps. Vous êtes ici et maintenant. Inutile de regretter le passé : il n’est plus. Inutile de se faire du souci pour le futur : il n’existe pas encore. Seul existe le moment présent. Goûtez-le, en toute sérénité.


6. Dunes Mer du Nord

Mer-du-Nord Ephémère, solitude. Avec la Mer du Nord pour dernier terrain vague ; Et avec des vagues de dunes pour arrêter les vagues : Et de vagues rochers que les marées dépassent ; Et qui ont à jamais le cœur à marée basse ; Avec infiniment de brumes à venir ; Avec le vent d’est écoutez-le tenir Le plat pays qui est le mien ... "J. Brel. En hiver, les plages et les dunes de la mer du Nord, balayées par le vent, inspirent à certains un sentiment de mélancolie ou de solitude, mais à d’autres un sentiment d’immensité et l’impression que tout est éphémère. Le vent passe et ne s’arrête jamais. A aucun moment nous ne pourrons l’attraper, l’agripper, le figer. Ainsi en est-il des choses du monde. Rien n’est acquis. Tout ne fait que passer. Richesse, statut social, relations affectives peuvent du jour au lendemain nous échapper. Seules nos vraies valeurs intérieures ne pourront jamais nous être ravies. Investissons donc dans nos richesses intérieures.

7. Lac gelé

Lac-geléIndifférence « Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère. Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères ». (Luc 16, 19-20). Cet homme était d’une indifférence totale v.-à-v. de ce qui se passait sur les marches de son palais. Son cœur était gelé, inerte, sans vie. L’opulence l’avait enfermé dans un égoïsme profond. Il était devenu insensible à ce qui se passait autour de lui. C’est ce qui se passe souvent dans notre vie. A force d’être préoccupés par nos propres problèmes, grands ou petits, nous oublions d’être attentifs à ce qui se passe autour de nous, là où nous pourrions fournir une aide précieuse.

8. Sans issue

AuroreDans la vie, nous prenons parfois une « voie de garage ». Au lieu de faire preuve d’humilité et de faire marche arrière, nous nous obstinons à courir dans cette même direction jusqu’au moment de nous trouver au pied du mur.


9. L’autre rive (Dave)

Dave Foi. De nombreuses fois, dans l’Evangile, Jésus donne à ses apôtres l’injonction de passer sur l’autre rive. Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. La barque, elle, se trouvait déjà éloignée de la terre de plusieurs stades, harcelée par les vagues, car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Il vint vers eux en marchant sur la mer. Les disciples, Le voyant marcher sur la mer, furent troublés : "C'est un fantôme", disaient-ils, et pris de peur ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla en disant : "Ayez confiance, c'est moi, soyez sans crainte." Sur quoi, Pierre lui répondit : "Seigneur, si c'est bien toi, donne-moi l'ordre de venir à toi sur les eaux" - "Viens", dit Jésus. Et Pierre, descendant de la barque, se mit à marcher sur les eaux et vint vers Jésus. Mais, voyant le vent, il prit peur et, commençant à couler, il s'écria : "Seigneur, sauve-moi !" Aussitôt Jésus tendit la main et le saisit, en lui disant : "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?" Mt14, 22-31 Ce jour-là, le soir venu, il leur dit : "Passons sur l'autre rive." Survient alors une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque, de sorte que déjà elle se remplissait. Et lui était à la poupe, dormant sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : "Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ?" S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : "Silence ! Tais-toi !" Et le vent tomba et il se fit un grand calme. Puis il leur dit : "Pourquoi avez-vous peur ainsi ? Comment n'avez-vous pas de foi ?" Mc4, 35-40 Que pourrait signifier « passer sur l’autre rive » ? regarder vers, au-delà de soi-même, sortir de soi, se décentrer de soi-même, arrêter de contempler son nombril et de ne considérer toutes choses qu’en fonction de soi. Mais c’est aussi un acte de foi. C’est parce que Pierre, Jean et les autres ont eu le courage de répondre à la parole de l’étranger qui les invitait à jeter le filet sur l’autre rive, qu’ils ont pu réaliser une pêche miraculeuse. Ceci demande un acte de foi totale dans la Vie. Et même si parfois nous doutons comme Saint Pierre, le Seigneur est toujours là pour nous tendre la main. Passer sur l’autre rive, c’est parcourir la moitié du chemin, lâcher prise, et être accueilli à l’autre bout du chemin. Tel un trapéziste qui lâche son trapèze, se retrouve dans le vide, et fais confiance à son partenaire qui l’attrapera en vol.

"Seigneur, montre-Toi sur mon rivage et fais-moi sentir Ta présence et entendre Ton appel. Allume Ton feu de braise pour me réchauffer, m’eclairer, et me guider vers l’autre rive où Tu m’attends. Fortifie ma foi et donne-moi la Grâce de Te suivre". MP.

10. Scierie Villers-devant-Orval

Scierie-Villers « Ora et labora » (Prie et travaille) était la devise de Saint Benoît, patron des moines et un des patrons de l’Europe. Pourquoi ne pas suivre ce bon vieux conseil d’un grand sage ? Parce que la prière est tombée en désuétude ? Parce que nous n’aimons pas notre travail ? Afin de ne pas être éternellement frustré, il faut pouvoir aimer ce que l’on fait, même si l’on ne fait pas toujours ce que l’on aime. Et afin de rendre ce travail plus léger, nous pouvons avoir recours à la prière, tout en travaillant. « Priez sans cesse », disait St Paul. Une toute petite phrase du style « Seigneur, sois avec moi », répétée souvent, peut nous être d’une grande aide dans des moments rébarbatifs. Essayez ! Et vous verrez que cela marche !

11. Plage bretonne

Plage-bretonneGrandeur, immensité. Devant l’étendue de cette paisible plage et de l’Océan qui vient mourir sur cette plage du Finistère, nous ne pouvons que penser à la grandeur du Créateur et nous recueillir devant toute la beauté de la nature que nous avons parfois tendance à souiller. Dans certains cas, il est préférable de s’adapter à la situation au lieu de vouloir à tout prix s’y opposer et la contrôler. Le roseau nous en donne la preuve. En se pliant au gré du vent, il parvient à rester indemne lors du passage de la tempête.

12. Le Chêne et le Roseau

Roseau Flexibilité - Plier à propos. "Je te plains, dit le Chêne au Roseau, On te voit fléchir sous un Moineau. Pourras-tu soutenir la tempête ? Tu tomberas à son premier effort. Mais quel poids peut incliner ma tête ? Et contre moi quel vent est assez fort ? Nous verrons, dit l’arbuste aussitôt, Qui saura s’en tirer comme il faut. À l’instant l’Aquilon en furie Abat le Chêne avec un grand fracas ; Le Roseau sans résistance plie, Et sort ainsi de ce triste embarras. Ce récit vous laisse à deviner S’il est bon toujours de s’obstiner, Ou s’il faut, quand le danger vous presse Savoir céder à la nécessité. Vain effort n’est jamais que faiblesse ; Courage seul n’est que témérité." La Fontaine

13. Mouette

.Mouette Prendre du recul, avoir une vue globale de la situation C’est parce que nous ne prenons pas suffisamment de recul par rapport à une situation que nous vivons que nous avons l’impression de ne jamais pouvoir en sortir. Il faudrait pouvoir se projeter sur une hauteur imaginaire pour pouvoir voir la situation dans son ensemble et relativiser les problèmes. Pour chaque problème, il existe une solution, mais pour pouvoir la trouver, il faut que nous nous décentrions de ce problème qui nous empêche d’accéder à la solution.

14. Brume

BrumesVoile - ignorance. En s’évaporant de la terre, l’eau se transforme en brume et nous cache une partie de la réalité. En s’incarnant, l’homme fait en quelque sorte la même expérience : il entre dans la brume de l’ignorance qui l’empêche de voir une partie de la réalité. Il croit que ce qu’il ne voit pas n’existe pas, or, la brume nous prouve le contraire lorsqu’elle se lève. Ce n’est qu’en soulevant ses voiles de l’ignorance que l’homme parviendra à saisir d’autres réalités de la Vie. Mais pour cela, il devra faire preuve de beaucoup de discernement dans sa vie, ne pas se laisser attirer par les vaines promesses de son entourage, de la mode, du « qu’en-dira-t-on ? », du mimétisme, du « vouloir-plaire-pour-être-aimé », quitte à se montrer tel qu’il n’est pas réellement. Ouvrons notre conscience aux vraies valeurs.

15. Pâture inondée

Pâture-inondée Pourquoi tant de catastrophes naturelles ? Nous sommes tellement irrespectueux v.-à-v. de la nature, qu’un jour, la coupe déborde, la rivière sort de son lit, la terre rugit : la nature prend sa revanche.

16. Sédums sous la neige

Sédums Le froid a capturé l’eau. La glace a figé la vie. A certains moments, notre cœur devient comme un glaçon. Pas de place pour la compassion, la tendresse, le réconfort, bref toute la chaleur dont l’autre a besoin. Or, ce n’est que dans la relation à l’autre que la Vie peut réellement se manifester. Si nous n’attachons pas d’importance à l’autre, la Vie ne pourra pas circuler en nous et nous développerons une sorte de mal-être.

Texte 1 - La Nature et l'Homme

Expo 2009 : "Ce qui est à l’extérieur est comme ce qui est à l’intérieur" : la nature est le miroir de notre âme. Au travers de paysages variés, Muriel Eben, nous fait découvrir les multiples facettes de l’Etre : sérénité, quiétude, certitude, puissance, connaissance, … mais aussi le côté ombre.

Sérénité

Canard

Invitation à vivre paisiblement dans le moment présent, dans le lâcher-prise, sans se faire du souci pour ce que sera demain. Vous qui regardez cette aquarelle et lisez ce texte, arrêtez-vous un instant. Respirez profondément et dirigez votre attention à intérieur de votre corps. Vous êtes ici et maintenant. Inutile de regretter le passé : il n’est plus. Inutile de se faire du souci pour le futur : il n’existe pas encore. Seul existe le moment présent. Goûtez-le, en toute sérénité.

Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux ! Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Lc 12, 22-25

Patience

Mosaique

Nous voulons tout, tout de suite. Et si nous ne l’obtenons pas immédiatement, nous sommes déçus, déprimés, en colère. Mais l’heure n’est peut-être pas encore venue, ou quelque chose de mieux nous attend plus tard. . . Ayons confiance en la Vie et la Vie nous sourira. La patience s’accompagne aussi de persévérance. Ne baissons jamais les bras de peur de rater le miracle qui allait peut-être survenir le lendemain.

« Quant à la date de ce jour, et à l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père, seul. » Mt 24, 36 ou Mc 13, 32

Certitude

Mosaique

La certitude est une force intérieure que rien ne peut ébranler. La tempête a beau souffler, notre maison est bâtie sur du roc. Le doute nous rend faible. Il crée une faille dans notre détermination et ouvre la porte à la possibilité de la non-réalisation de nos objectifs les plus nobles, qu’ils soient physiques ou spirituels. Selon la loi de l’attraction, nous attirons deux choses vers nous : ce que l’on désire et ce dont on a peur. Ayons foi en la Vie et bannissons le doute.

« Ainsi, quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas croulé: c'est qu'elle avait été fondée sur le roc. » Mt 7, 24-25 « En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : Soulève-toi et jette-toi dans la mer, et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé. C'est pourquoi je vous dis : tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera accordé. » Mc 11, 23-24 « Qu'il vous advienne selon votre foi. » Mt 9, 28

Connaissance

Mosaique

La con-naissance est un savoir inné. Tout existe depuis la nuit des temps. Nous avons tous, tout en nous. La méditation, l’étude et la lecture ne font que réveiller ce qui est déjà en nous. Mais à quoi sert la connaissance, si elle n’est pas assortie de la compassion qui permet de la rendre vivante et utile ? La connaissance sans la compassion et le désir de la partager pour le plus grand bien de l’autre, est livresque, théorique, stérile. Elle peut même gonfler notre orgueil. La compassion sans la connaissance est pitié. Elle ne pourra que difficilement aider l’autre à s’en sortir. La connaissance est une aide précieuse et efficace pour aider à voir plus clair dans un problème. Mais cette aide doit partir du cœur, du souhait que l’autre soit bien, heureux, en bonne santé et ce, sans attente de quoi que ce soit en échange : un acte gratuit. La compassion accompagnée de connaissance est la plus haute forme d’amour. L’Amour inconditionnel.

« Ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. » Mt 15, 8

Côté Ombre

Mosaique

La Lumière ne peut exister que parce que les ténèbres existent. Nous sommes tous faits de Lumière et d’obscurité ; de qualités et de défauts. Ce n’est qu’en reconnaissant et en acceptant notre « côté ombre » que nous pourrons le baigner dans la Lumière. De même, c’est en acceptant l’autre tel qu’il est que nous lui permettrons de grandir. Jugement et rejet sont à bannir de notre vie. Chacun a droit au respect car c’est un être humain en devenir. Chacun est sur son chemin, à l’endroit exact où il doit se trouver en fonction de son ouverture de conscience.

Jésus a choisi Pierre comme successeur alors qu’il L’avait renié trois fois.

Puissance

Mosaique

Puissance n’est pas synonyme de pouvoir ni de force physique. C’est l’impulsion de Vie qui est en nous et nous permet de marcher d’un pied ferme vers notre objectif. Le doute, les regrets, la culpabilité, l’impatience, la colère, la vengeance, ... empêchent la Vie de circuler librement en nous. C’est en Aimant la Vie que nous y puiserons toute la puissance nous permettant de réaliser ce qui pouvait nous paraître impossible. La Vie est Esprit. La Vie est Amour. La Vie est don.

« Et il advint, un jour qu'il était en train d'enseigner, qu'il y avait, assis, des Pharisiens et des docteurs de la Loi venus de tous les villages de Galilée, de Judée, et de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur lui faisait opérer des guérisons. » Lc 5, 17 « Etienne, rempli de grâce et de puissance, opérait de grands prodiges et signes parmi le peuple. » Acte 6, 8

Silence

Mosaique

Dans ces lieux de recueillements, où des êtres, à la recherche du sens de leur vie, ont prié, médité, chanté, loué la Vie et le Très-Haut pendant des dizaines d’années voire même des siècles, le silence nous fait découvrir la Présence. Chez nous, dans notre vie quotidienne chargée et tumultueuse, osons prendre le temps de faire une pause pour entrer dans notre temple intérieur et y découvrir également cette Présence. Le silence n’est pas vide, mais bien Vie. Parfois il nous fait peur. Peur de découvrir qui nous sommes réellement. Mais ce n’est qu’en osant aller à la rencontre de nous-même, à l’écoute de la Vie en nous, que nous pourrons comprendre le sens de notre vie sur terre et que nous pourrons accomplir notre mission.

« Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. » Mt 6, 6-7